Lola, Ivan et Simon

Lola, Ivan et Simon
Voilà Lola, l'héroïne de l'histoire, avec ses deux frères Ivan et Simon. Ivan est le plus grand, Simon le plus petit.

# Enviado em Domingo 29 Junho 2008 05:05

#1#

Mon père freina un grand coup. Si je n'avais pas eu ma ceinture, je pense que j'aurai passer la tête à travers le pare-brise. Mon père se retourna vers mes frères et moi.

-Vous êtes prêt ? nous demanda-t-il.

Nous répondîmes tous trois d'un oui peu convaincant. Mon père sortit de la voiture. Nous l'imitâmes. Les portières claquèrent. Ivan, mon frère aîné, et mon père prirent nos bagages. Le gravier crissait sous nos pieds pendant que nous nous dirigions tous les quatre vers la maison qui nous servirait de foyer. La peinture des murs était écaillée, deux ou trois volets avaient disparus et la maison ressemblait plus à un champs de ruine qu'à une maison. Simon, mon plus jeune frère, contemplait la maison avec ce regard inquiet qui le fait paraître si fragile. Ivan s'approcha de lui et lui murmura:

-Attention aux vilains fantômes.

-Ivan, arrêtes de dire n'importe quoi ! dis-je à mon abrutis de frère.

-Lola a raison, dit mon père, ne dis pas de bêtises ! Les fantômes vivent dans des manoirs.

Mon père avait toujours était fasciné par les créatures mythologiques, ce qui m'exaspérais plus que tout.

-Non, vu la maison, ce serait sûrement des gnomes, des vampires où des Trolls, poursuivit mon père de son air qu'il voulait scientifique.

Simon se retourna vers moi.

-Ils disent n'importe quoi, lui dis-je.

Voyant que mon père et mon frère se lançaient dans un grand débat sur la chose la plus ennuyeuse au monde, je dis à Simon :

-Allez viens, partons devant, ils nous rejoindront.

Simon me suivit. Quand nous fûmes devant la porte, une forte odeur de moissi m'envahit les narines.
-Qu'est-ce qu'on attend ? demanda Simon.

-Papa.

-Et pourquoi ?

Eh oui, c'était l'époque où Simon posait n'importe quelle question. Simon avait dix ans.

-Parce que c'est lui qui à la clef.

-D'accord.

C'est à ce moment là que mon père et Ivan arrivèrent. Mon père sortit un trousseau de clefs, puis enfonça l'une d'elle dans la serrure. La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre. Je vis Simon tressaillir.

-Froussard ! lança Ivan.

-Lâches le, persiflais-je.

J'aimais beaucoup Simon, sûrement plus que tout au monde. Ivan me tourna le dos et entra dans la maison. Je poussais Simon vers la porte. Il entra. Je refermais la porte une fois que j'eus pénétrée à mon tour dans cette sinistre demeure.

-Waouw ! dit mon père.

Puis il émit un sifflement admiratif.

-Qu'en penses tu Lola ?

-Qu'elle est encore plus horrible et austère que sur la photo que tu nous a montré.

-J'ai l'impression qu'on nous regarde, dit Simon.

-Ne dis pas de sottises ! lui dis-je.

Le plancher grinçait sous nos pas. Je comprends que Simon avait crû être observé. Moi même j'y avais crû, mais très vite j'avais ôté cette idée de ma tête. Car c'est toujours dans ce genre de maison qu'il se passe des choses atroces.

# Enviado em Domingo 29 Junho 2008 05:15

Modificado em Domingo 29 Junho 2008 06:00

#2#

La maison avait trois étages : un sous sol, un rez-de-chaussé et un étage. Il faisait aussi sombre qu'à 20 heures, alors qu'il était seulement 18 heures. La lune était aussi pâle qu'un fantôme, le vent soufflait dans les branches des arbres, et la pluie se déchaînait sur les carreaux usés. Ivan passa près de moi et me chuchota :
-Il va y avoir un orage.

-Et alors ? dis-je sur un ton désinvolte.

-Tu n'en as plus peur ?

-J'en avais peur quand j'avais neuf ans, dis-je.

J'avais 15 ans, et Ivan 17. Mais juste parce qu'il avait deux ans de plus que moi, il croyait qu'il avait le droit de me traiter comme un bébé. Notre père entra dans le salon.
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# Enviado em Domingo 29 Junho 2008 05:16

Modificado em Domingo 29 Junho 2008 06:10

#3#

-On va bientôt manger les enfants.

-Quoi ? Mais il n'est que 18heures30, protesta Ivan.

-Ce n'est pas une raison. Le diner est prêt, alors nous allons manger, répliqua mon père.

Ivan émit un grognement, mais il suivit malgré cela mon père dans la cuisine. Je pris exemple sur lui, posa mon magazine et me leva du fauteuil poussiéreux et miteux où j'étais assise. J'entrais dans la cuisine. Simon était déjà assis à table, gesticulant sur sa chaise. Ivan avait mis une cuiller en équilibre sur son nez et tentait de la garder en position verticale. Mon père, quand à lui, mettait une sorte de bouillie plus bleue que verte dans des assiettes.

-Heu...C'est quoi ? demandais-je.

-Des épinards, répondit mon père d'un ton très naturel.

J'eus un haut le c½ur. il mit sur la table les quatre assiettes.

-Allez, ça suffit Ivan, lui ordonna mon père.

Je m'assis sur une chaise. Simon grimaça en voyant le plat et me souffla :

-Déjà que j'aime pas les épinards normalement.

Je souris. Ivan faisait couler le liquide de sa cuiller à l'assiette. Notre père mangeait de bon c½ur, mais je savais que c'était pour nous inciter à manger. Ça ne marcherait pas, mais la faim cramponnait mon ventre. J'avais tellement faim que j'aurais manger n'importe quoi.

# Enviado em Domingo 29 Junho 2008 06:09

#4#

La cuiller avançait vers ma bouche. L'odeur puante des épinards m'éc½urais. Finalement, la cuiller pénétra dans ma bouche. J'eus une nausée passagère. Mon père me regardait, attendant mon verdict.

-O...Original, articulais-je.

Ivan ne put s'empêcher de rire.

-Allez, mangez, nous conseilla mon père.

Les garçons firent un effort grandiose. Ils vidèrent toute leur assiette, moi, en revanche, je ne réussis qu'à manger la moitié.

-Aller, laisses, dit mon père.

-Merci Papa.

Puis je partis en courant.

# Enviado em Domingo 29 Junho 2008 07:01